" Votre corps réclame
de l'eau "
Les effets méconnus de la déshydratation
Docteur Batmanghelidj
Un des processus incontournables dans ce rationnement
d'eau est la "cruauté parfaite" avec
laquelle certaines fonctions sont surveillées
pour qu'une structure ne reçoive pas plus que
la quantité prédéterminée.
Ceci est vrai pour tous les organes du corps. A l'intérieur
de ces systèmes complexes, la fonction cérébrale
s'accorde une priorité absolue sur toutes les
autres parties. Le cerveau représente l/50
ième du poids total du corps, mais reçoit
18 à 20% de la circulation sanguine. Quand
les "contrôleurs de la ration" chargés
de la régulation et de la distribution des
réserves de liquide s'activent, ils émettent
leurs propres signaux d'alarme pour montrer qu'une
zone précise manque d'eau, tout comme le radiateur
d'une voiture lâche de la vapeur quand le système
de refroidissement n'arrive plus à remplir
sa fonction.
Les douleurs dyspepsiques :
gastrique, duodénite, brûlures d'estomac...
S'imaginer que le thé, le café, l'alcool
et les boissons industrielles sont des substituts
corrects aux besoins en eau pure et naturelle de l'organisme
quotidiennement stressé est une erreur élémentaire.
Il est vrai que ces boissons contiennent de l'eau,
mais leurs autres ingrédients sont des agents
déshydratants. Ces derniers se débarrassent
de l'eau dans laquelle ils sont dissous et puisent
ensuite dans les réserves du corps !
J'ai soigné plus de 3000 patients souffrants
de douleurs dyspepsiques : gastrique, duodénite,
brûlures d'estomac par un accroissement d'ingestion d'eau. Leurs lésions cliniques associées
à la douleur ont progressivement disparu.
La muqueuse de l'estomac est composée de
98% d'eau. La muqueuse correctement hydratée
retient le bicarbonate et neutralise l'acide. La
déshydratation rend cette protection inefficace
et permet la pénétration de l'acide
et donc la lésion des muqueuses. Une hydratation
correcte procure une barrière plus efficace
que n'importe quel médicament.
Bien que localisée au niveau de l'estomac,
la déshydratation se trouve dans le corps tout
entier. Si on évalue mal une douleur dyspepsique
en ne l'interprétant pas comme signal de soif,
l'organisme sera confronté plus tard à
bien des problèmes irréversibles. Bien
sûr, une tumeur de l'estomac pourrait entraîner
des douleurs similaires, mais ces maux persisteraient
malgré le traitement par l'eau. Au cas où
les douleurs ne disparaissent pas malgré un
réajustement de l'apport hydrique pendant quelques
jours, il sera prudent de consulter un médecin
pour évaluer l'état de la maladie. Si
les douleurs proviennent d'une gastrite, d'une duodénite
ou d'ulcérations peptiques, il faut impérativement
prévoir une ingestion d'eau régulière
et un régime adapté au malade.
Colites et constipation
Les colites ressenties au bas de l'abdomen devraient
d'abord être interprétées comme
un signal de manque d'eau. Elles sont souvent associées
à une constipation, elle-même causé
par une déshydratation persistante. Lorsqu'il
y a déshydratation, le contenu intestinal est
trop sec pour progresser convenablement, ceci donne
au côlon le temps d'aggraver la situation par
une récupération drastique de l'eau.
Une constipation en résulte et participe à
déséquilibrer encore plus l'organisme.
Avec l'arrivée d'un surplus d'aliments, les
déchets solides s'entassent dans l'intestin
et rendent toujours plus pénible et douloureux
le passage d'un contenu durci. Avec une ingestion
d'eau adéquate, les douleurs du bas de l'abdomen
gauche, associées à la constipation,
disparaîtront. Manger une pomme, une poire ou
une orange le soir contribuera à réduire
la constipation le lendemain.
Les fausses douleurs d'appendicite
II se peut qu'une douleur aiguë apparaisse dans
la partie inférieure droite de l'abdomen. Elle
peut parfaitement imiter une appendicite. D'autres
caractéristiques distinctives passent inaperçues
: absence de fièvre, aucun durcissement de
la paroi abdominale et aucune impression de nausée.
Un ou deux verres d'eau feront disparaître cette
douleur. Dans cette situation particulière,
un verre d'eau peut même servir d'outil de diagnostic.
En résumé : les douleurs dyspepsiques
signalent une déshydratation chronique ou grave
affectant le corps humain. Elles peuvent être
soignées par une simple ingestion d'eau régulière.
Le traitement courant par anti-acides et anti-histaminiques
ne profite pas à une personne chroniquement
déshydratée dont le corps n'a d'autre
ressource que de réclamer de l'eau.
Rhumatismes articulaires
Environ cinquante millions d'Américains souffrent
d'une forme d'arthrite, 30 millions souffrent de douleurs
au bas du dos, et 200.000 enfants sont affectés
par la forme juvénile de l'arthrite. Une fois
cette affection installée chez un individu,
elle devient une sentence le condamnant à souffrir
le reste de sa vie, à moins que l'on ne comprenne
pleinement la simplicité de la cause du mal.
Les rhumatismes articulaires indiquent en premier
lieu une déficience en eau dans les cartilages
articulaires affectés. A l'état normal,
ces cartilages sont fortement hydratés. La
propriété lubrifiante de l'"eau
captive" dans le cartilage des deux surfaces
qui se rencontrent leur permet de glisser aisément
l'une sur l'autre au cours des mouvements. Alors que
les cellules des os sont immergées dans des
dépôts de calcium, les cellules des cartilages
le sont dans une gaine riche en eau. Les surfaces
cartilagineuses glissant les unes sur les autres,
certaines cellules exposées au frottement finissent
par mourir et s'écaillent. De nouvelles cellules
sont engendrées pour les remplacer. Dans un
cartilage bien hydraté, le taux des dommages
dus à la friction est minimal. Dans un cartilage
déshydraté, les dommages dus à
l'abrasion augmentent.
Les douleurs lombaires
Les articulations spinales - articulations intervertébrales
et leurs structures discoïdes - dépendent
des différentes propriétés de
l'eau stockée dans le noyau du disque (nucleus
pulposus) comme dans la lame terminale du cartilage
qui recouvre les surfaces planes des vertèbres.
Dans les articulations vertébrales, l'eau n'est
pas seulement un lubrifiant pour les surfaces de contact,
elle est aussi présente dans le noyau du disque,
à l'intérieur de l'espace intervertébral,
où elle supporte le poids du corps. L'eau stockée
dans le noyau du disque supporte 75% du poids de la
partie supérieure du corps ; les matériaux
fibreux périphériques en supportent
25%. Le principe commun à toutes les articulations
est que l'eau y agit comme lubrifiant ou comme support
capable de porter la force que produisent le poids
et la tension des muscles sur l'articulation.
Dans la plupart des articulations, le mouvement génère
un effet de pompe à vide qui aspire et reflue
l'eau. Pour prévenir les douleurs dorsales,
il faut donc boire suffisamment d'eau et faire une
série d'exercices spécifiques pour "faire
fonctionner les pompes". Ces exercices réduiront
également les spasmes dans les muscles dorsaux,
qui sont la cause majeure de la plupart des douleurs
lombaires. Il faut également adopter des postures
correctes.
Les douleurs du cou
De mauvaises postures : tenir la tête penchée
en écrivant, un bureau trop bas, la position
figée devant l'ordinateur de longues heures
durant, dormir sur un coussin inadéquat...,
peuvent contribuer à produire des douleurs
dans le cou ou même à y déplacer
des disques intervertébraux. Le mouvement est
essentiel à une circulation correcte dans les
espaces interdiscaires du cou. Le poids d la tête
force l'eau à sortir du disque pour un certain
laps de temps. Pour la ramener, un vide "aspirant"
doit être créé dans le même
disque intervertébral Ceci ne peut se faire
que lorsque l'on bouge correctement le cou.
Un exercice correctif très simple peut remédie
à ce mal : on se couche sur le bord extrême
du lit, ! tête penchée en arrière
et laissée à l'abandon. Cet posture
permet d'étirer le cou en en se servant d poids
de la tête qu'il n'a plus à maintenir.
Quelques instants totalement détendu dans cette
position suffiront à diminuer la tension de
votre cou. C'est la posture idéale pour générer
le vide "aspirant" dont les espaces interdiscaux
ont besoin. En amenai ensuite doucement la tête
jusqu'à la position arrière maximale,
de manière à voir le sol, puis en redressant
pour voir ses pieds, un vide intermittent se crée,
aspirant de l'eau dans les espaces interdits eaux
et la répandant entre chaque paire de vertèbre
du cou. Le noyau du disque a besoin d'absorber ce
te eau jusqu'à ce qu'il regagne sa taille normale,
présent, pliez la tête de gauche à
droite et via versa ; essayez de regarder le mur et
le sol de la pièce, d'abord d'un côté,
puis de l'autre.
Ce simple exercice est utile aux personnes qui commencent
à souffrir d'arthrite ou d'un déplacement
discal dans le cou ; il permet de tester la mobilité
de leurs articulations.
Les maux de tête
Si j'en crois mon expérience personnelle,
les maux de tête migraineux semblent être
une conséquence logique de la déshydratation
: une couverture trop épaisse qui empêchera
le corps de régler sa température pendant
le sommeil, des boissons alcoolisées qui produisent
une déshydratation cellulaire, en particulier
dans le cerveau, un régime alimentaire ou une
allergie provoquant une libération d'histamine,
une chaleur excessive non compensée par une
ingestion d'eau appropriée. Fondamentalement,
la migraine semble être un indicateur de défaut
de régulation de la température organique
lors d'un stress dû à la chaleur. La
déshydratation joue un rôle primordial
dans l'irruption de cette affection.
La manière la plus prudente et préventive
pour combattre la migraine est l'apport correct de
liquides. Mais une fois que la migraine s'est installée,
des réactions chimiques en chaîne empêchent
le corps de poursuivre nombre d'activités vitales.
A ce stade, on peut se voir contraint d'absorber des
analgésiques accompagnés de beaucoup
d'eau. Une quantité suffisante d'eau froide
ou glacée contribue à refroidir le corps
(ainsi que le cerveau) de l'intérieur et à
inciter le système vasculaire à se resserrer.
La dilatation excessive des vaisseaux périphériques
pourrait bien être la cause principale de la
migraine.
Stress et dépression
Mes propos, fondés sur des expériences
personnelles et observations cliniques, sont destinés
à attirer l'attention du public sur l'inefficacité
de la physiologie du cerveau associée au stress
et à la dépression. Je propose une voie
pour améliorer la capacité de maîtriser
le stress émotionnel grave et ses manifestations
dépressives.
La pathologie liée à des stress sociaux,
tels la peur, l'angoisse, l'insécurité,
les problèmes émotionnels et conjugaux,
et l'installation de la dépression résultent
d'une déficience en eau au point que les tissus
cérébraux s'en trouvent affectés.
Le cerveau utilise l'énergie électrique
générée par la force de l'eau
des pompes génératrices d'énergie.
En cas de déshydratation, la production d'énergie
dans le cerveau diminue. De nombreuses fonctions cérébrales,
qui dépendent de cette énergie, deviennent
inopérantes. Nous reconnaissons cette inadéquation
fonctionnelle et l'appelons dépression. Cet
état, engendré par la déshydratation,
peut mener au syndrome de fatigue chronique. Ce dernier
est l'étiquette apposée sur une série
de perturbations physiologiques avancées que
l'on considère être liées au stress.
Pour peu que nous comprenions les processus liés
au stress, nous comprendrons également le syndrome
de fatigue chronique. Dans tous les cas, après
avoir remédié à la déshydratation
comme à ses complications métaboliques
pendant un certain temps, le syndrome de fatigue chronique
reculera. Le problème causal de la fatigue
chronique - donc les événements physiologiques
et les possibles ravages métaboliques susceptibles
d'épuiser certaines ressources de l'organisme
- est exposé ici.
Le stress et l'eau
Quand le corps est déshydraté, les
processus physiologiques qui s'installent aussitôt
sont identiques à ceux causés par le
stress. La déshydratation équivaut à
un stress, et une fois celui-ci installé, une
mobilisation des matériaux primaires des réserves
physiques s'y associe. Ce processus "éponge"
une part des réserves d'eau. Il s'ensuit donc
que \a déshydratation entraîne le stress
tandis que le stress entraîne une déshydratation
persistante.
Le stress provoque l'apparition de plusieurs processus
hormonaux dévastateurs. Le sujet doit assumer
une situation de crise et se mettra à improviser
une réplique de "combat" ou de "fuite".
Il semble incapable de relation avec les autres humains.
Il estime que toute situation de stress exige une
attitude de combat ou de fuite, même face à
des stress liés au travail de bureau. Il se
met à sécréter plusieurs hormones
puissantes qui demeurent "stimulées",
jusqu'à ce que se libèrent des circonstances
stressantes.
L'hypertension
L'hypertension essentielle (syndrome d'hypertension
chronique) est un processus d'adaptation à
une sérieuse déshydratation de l'organisme.
Les vaisseaux ont été conçus
pour gérer les variations du volume sanguin
et les exigences des tissus. Lorsque le volume total
du liquide dans le corps se trouve diminué,
ils doivent réduire leur diamètre, voire
s'obturer pour certains. Sans ce mécanisme
de régulation, il pourrait y avoir des vides
dans la circulation, des gaz pourraient se séparer
du sang et empliraient les espaces vides, formant
de "poches gazeuses". La capacité
inhérente aux vaisseaux de régler la
circulation des liquides met en jeu des phénomènes
hydrodynamiques complexes.
Les vaisseaux capillaires se contractent pour compenser
la perte d'eau. Ceci provoque une hausse de la tension
que nous diagnostiquons d'habitude comme hypertension.
Quand le corps ne reçoit pas assez d'eau pour
satisfaire ses besoins, certaines cellules se déshydratent
et cèdent une part de leur eau à la
circulation générale. Dans certaines
régions, les vaisseaux capillaires doivent
se contracter pour réguler la circulation selon
les priorités de l'organisme. En cas de pénurie
d'eau, 66% sont prélevés sur l'eau contenue
par les cellules ; 26% sur le volume extracellulaire
et 8% sur le volume sanguin. Confrontés à
une baisse du volume sanguin, les vaisseaux doivent
se contracter.
C'est l'étendue de l'activité des vaisseaux
capillaires à travers l'organisme qui détermine
le volume du sang en circulation. Plus les muscles
sont entraînés, plus leurs capillaires
s'ouvriront et détourneront une quantité
supérieure de sang. C'est la raison pour laquelle
l'exercice est un facteur important pour le rééquilibrage
physiologique de l'hypertension.
En tout premier lieu, l'hypertension essentielle
devrait être traitée par l'accroissement
de l'ingestion d'eau.
L'excès de cholestérol
Un taux de cholestérol trop élevé
signifie que les cellules ont développé
un mécanisme de défense contre la force
osmotique du sang qui tend à leur soustraire
de l'eau à travers leurs membranes; ou alors
que le sang trop concentré ne peut laisser
son eau traverser la membrane cellulaire. Le cholestérol
est une "glaise" naturelle qui, versée
dans les trous de la membrane cellulaire, rend les
parois de la cellule étanche au passage de
l'eau. Sa fabrication fait partie du plan conçu
par la nature pour protéger les cellules vivantes
contre la déshydratation. Dans les cellules
vivantes qui possèdent un noyau, le cholestérol
est l'agent régulateur de la perméabilité
à l'eau de la membrane cellulaire. Dans celles
dépourvues de noyau, ce sont les acides gras
utilisés dans la fabrication de la membrane
qui jouent ce rôle. La production de cholestérol
fait partie du système de survie de la cellule.
C'est une substance nécessaire. Son excès
indique une déshydratation.
Si nous commençons à apprécier
le fait que pour le processus digestif des aliments,
l'eau est l'ingrédient le plus essentiel, la
bataille est presque gagnée. Si le corps reçoit
l'eau nécessaire avant de manger, la bataille
contre les dépôts de cholestérol
dans les vaisseaux sanguins sera gagnée.
Le taux de cholestérol sanguin considéré
comme normal est fixé de nos jours aux alentours
de 200 mg par cm2 de sang. Ce chiffre est une évaluation
arbitraire et je pense que le taux normal se situe
autour de100 à 150 mg/cm2. Mon propre taux
n'a jamais dépassé 130. Pourquoi ? Parce
que depuis de nombreuses années, je commence
ma journée avec deux à trois verres
d'eau.
Clarifions bien une chose : la formation de cholestérol
en excès est le résultat d'une déshydratation.
C'est le manque d'eau qui génère nombre
de maladies, et non le niveau de cholestérol
dans le sang. Aussi est-il plus prudent de modifier
notre consommation quotidienne d'eau plutôt
que notre alimentation.
Excès de poids
Le système de contrôle central dans
le cerveau sait reconnaître ses besoins en énergie.
Or, pour mobiliser l'énergie stockée
dans les réserves de graisse, il faut induire
des décharges hormonales, un peu d'activité
physique et donc du temps, ce qui ne saurait contenter
les besoins du cerveau en cas d'urgence. Le cerveau
obtient son énergie soit de la part de "l'hydroélectricité",
soit du sucre en circulation dans le sang. Ses besoins
fonctionnels en hydroélectricité sont
plus urgents - non seulement la production d'énergie
par l'eau, mais encore son transport à l'intérieur
du système du flux par micro courant, qui dépend
davantage de l'eau.
C'est pour indiquer les besoins du cerveau que les
sensations de soif et de faim sont générées
simultanément. Nous ne reconnaissons pas la
sensation de soif et tenons les deux indicateurs pour
une invitation urgente à nous nourrir. Nous
mangeons au lieu d'hydrater notre organisme. Les gens
qui ont perdu du poids grâce à une ingestion
d'eau avant les repas ont réussi à distinguer
les deux sensations. Ils n'ont pas compensé
le besoin urgent de boire par un surplus de nourriture.
Le cerveau humain représente grosso modo la
cinquantième partie du poids total du corps.
On pense qu'il possède à peu près
9 billions de cellules nerveuses, et que les cellules
cérébrales sont faites à 85%
d'eau. 20% de la circulation sanguine est mise à
sa disposition. Le cerveau est la seule partie du
corps constamment en action. Il traite toutes les
informations relatant l'état de la personne
et de son environnement.
Nous avons tendance à prendre du poids parce
que nous mangeons pour approvisionner le cerveau en
énergie, pour son activité continuelle.
Toutefois, seul un petit 20% de cette nourriture atteint
le cerveau. Le reste sera progressivement stocké
si l'activité musculaire ne prend pas sa part.
Si l'eau est utilisée comme source d'énergie,
ceci ne se produit pas car son excédent est
évacué par l'urine.
J'ai observé que les boissons gazeuses, même
pauvres en calories, pourraient bien être la
cause d'une prise de poids chez les gens qui y recourent
pour maîtriser leur poids.
La perte de poids par cette manière scientifiquement
fondée sera permanente, tandis que le seul
rationnement alimentaire expose toujours aux rechutes.
Mais le pire est le tracas constant dû au besoin
illusoire de limiter tel ou tel aliment, surtout quand
on le soupçonne de contenir du cholestérol...
Cette obsession est de plus très à la
mode ! Ne soyez pas choqué si j'avoue que contrairement
aux tendances actuelles à exclure les œufs
de la table, j'en mange autant qu'il me chante. Peu
importe, aucune restriction, les œufs ont un
contenu en protéines bien équilibré.
Il se trouve juste que je comprends combien l'excès
de cholestérol qui se forme dans le corps est
lié à une déshydratation.
Ce chapitre est une tentative pour démontrer
que la déshydratation chronique peut être
une raison qui explique l'apparition autant liée
que simultanée d'hypertension, d'accumulation
de graisse et de formation accrue de cholestérol
chez certains patients.
L'asthme et les allergies
L'asthme et les allergies signalent que le corps
recourt à un accroissement de la production
d'histamine qui, dans son rôle de neurotransmetteur,
est aussi en charge de la régulation du métabolisme
de l'eau et de sa distribution dans le corps.
Il est bien connu que les asthmatiques présentent
un accroissement de l'histamine dans leurs tissus
pulmonaires et qu'elle entraîne la contraction
des bronches. Comme les poumons sont l'un des sites
favorables à la perte d'eau par évaporation,
la constriction bronchique produite par l'histamine
réduit la perte d'eau pendant la respiration.
C'est donc une manœuvre facile pour garder de
l'eau dans le corps.
L'histamine est un agent qui, outre son rôle
de régulateur de l'eau, intervient activement
dans les systèmes de défense antibactériens,
antiviraux et anti-agents étrangers (chimiques
et protéines). Lorsque le niveau d'eau dans
le corps est normal, ces actions se maintiennent à
un niveau imperceptible et modeste. Quand l'organisme
est déshydraté au point que l'activité
de l'histamine chargée de la régulation
de l'eau devient trop forte, une partie du système
immunitaire activant les cellules productrices d'histamine
libérera une quantité exagérée
du transmetteur gardé en réserve pour
ses autres fonctions.
On a démontré chez les animaux que
la production d'histamine dans les cellules qui en
génèrent diminue avec une augmentation
de la ration quotidienne d'eau. L'asthme et les allergies
peuvent être traités grâce à
une quantité déterminée d'eau
supplémentaire. En moyenne, ces états
s'améliorent au bout de trois ou quatre semaines
de traitement par l'eau.
N'oublions pas que si les poumons reçoivent
du sang concentré, la production locale d'histamine
est un processus naturel et automatique. Sa libération
provoque la constriction bronchique. Si vous souffrez
d'asthme ou d'allergies, augmentez votre ingestion
quotidienne d'eau. Ne vous mettez pas à en
boire trop en espérant rattraper par un excès
d'eau et en quelques jours les dégâts
causés pendant de nombreux mois ou années
de déshydratation. Vous avez besoin de boire
une quantité d'eau normale chaque jour, jusqu
'à ce que le corps soit hydraté correctement
au terme d'une longue période.
Evitez de boire plus d'un verre de jus d'orange,
ou tout au plus deux par jour. Le contenu en potassium
de l'orange est élevé, et son excès
favorise une production d'histamine au-dessus de la
normale. Les asthmatiques devraient garder cette donnée
à l'esprit.
Les carottes (riches en bétacarotène)
sont une nécessité alimentaire indispensable.
Le bétacarotène est un précurseur
de la vitamine A, il est absolument essentiel au métabolisme
du foie, sans compter que les yeux en ont besoin.
On devrait également ajouter à sa consommation
de liquides un peu de jus d'orange pour sa teneur
en potassium. De grâce, souvenez-vous que "le
plus est l'ennemi du bien" ! Un excès
de jus d'orange entraînera des problèmes
d'un autre genre. Si le corps se trouve surchargé
de potassium, la production d'histamine s'accroîtra.
J'ai pu aider des gens à se débarrasser
de crises d'asthme qui persistaient depuis de longues
années par la simple recommandation de limiter
leur consommation quotidienne de jus d'orange à
un, au plus deux verres, en remplaçant évidemment
les autres verres par de l'eau.
Depuis de nombreuses années, Marie souffrait
d'asthme. Elle ne prenait plus aucun plaisir à
se promener dans les jardins. Une peine à respirer
la privait des joies du plein air. C'est à
un de mes collègues de la Fondation qu'elle
se confia. Encouragée à boire de l'eau,
elle indiqua qu'elle en consommait de grandes quantités.
Quand on lui demanda de préciser ses dires,
il apparut qu'elle buvait de nombreux jus d'orange
qu'elle comptabilisait comme de l'ingestion à'eau.
Mon collègue lui expliqua alors que le jus
d'orange a beau contenir de l'eau, mais qu'il ne peut
remplacer les besoins en eau pure et simple. Elle
accepta de diminuer la consommation de jus et d'accroître
celle d'eau. Au bout de quelques jours, son essoufflement
diminua. Depuis près d'un an maintenant, elle
est apparemment débarrassée de son asthme.
Ne sous-estimons pas les vertus médicinales
cachées dans un verre d'eau. Le corps sachant
reconnaître sa présence arrêtera
ses demandes et réactions face à la
déshydratation. L'eau agira tel un simple code
qui ouvrira les plus grandes et lourdes portes.
Crampes
II faut toujours garder à l'esprit que le
corps perd du sel puisque l'ingestion d'eau est accrue
alors que celle du sel ne l'est pas. Après
avoir pris pendant quelques jours six, huit ou dix
verres d'eau quotidiennement, vous devriez commencer
à ajouter un peu de sel à votre alimentation.
Si vous souffrez de crampes musculaires la nuit, rappelez-vous
alors qu'elles sont le fruit d'un début de
déficience en sel. Les crampes dans des muscles
non entraînés signifient souvent un manque
de sel dans le corps. Si de telles manifestations
apparaissent, commencez également à
accroître la consommation de vitamines et de
minéraux - en particulier si vous ne mangez
pas correctement. Vous pouvez le faire en incluant
dans vos repas des légumes pour leur teneur
en vitamines solubles dans l'eau."
Docteur Batmanghelidj
De nombreux patients ainsi
traités ont démontré qu'à
partir d'un certain seuil de déshydratation,
l'eau "pure" est la meilleure médication.
Lorsque des régions du corps sont en manque
d'eau le cerveau envoie des signaux de douleur. Si
vous réhydratez, le cerveau cessera de produire
ces signaux.
Quelle eau boire?
Les vertus de l'eau « pure »
Si votre santé est importante pour vous, prenez
le temps de découvrir les informations de ce
site. Vous découvrirez combien l'eau est vitale
et en particulier l'eau pure
qui possède la propriété d'être
hydratante, solvante
et donc nettoyante pour
votre corps. L'eau du robinet ou l'eau en bouteille
souvent trop minéralisée empêche
l'hydratation correcte des cellules et encrasse votre
organisme.
Selon une étude réalisée en
2005: 90% des personnes testées sont déshydratées!
L'eau la plus pure que vous puissiez produire chez
vous est une eau purifiée par Osmose
Inverse. Nous avons six modèles
différents au prix de départ de 390
euros !